Par Colette AUDEBERT, Consulting Pilates & Wellness 2.0. Dix-sept ans d’expatriation, deux enfants, une vision transformée du wellness international et une expertise unique du management interculturel : Stéphanie Cherbabow incarne cette génération de leaders françaises qui exportent l’excellence du savoir-faire hexagonal tout en s’enrichissant des cultures locales. Stéphanie Cherbabow 1 – Parcours et Motivation Quel a été votre parcours avant de vous expatrier ? En 2006, j’ai obtenu un BTS Esthétique, complété par une spécialisation en spa praticien et formatrice démonstratrice chez Élégance Gontard. J’ai également fait une année orientée vente et stratégie commerciale, en réalisant un Master en esthétique et parfumerie sélective. Voyager a toujours été une évidence pour moi. À l’origine, mon projet était de devenir formatrice internationale, avec l’envie de transmettre et de découvrir d’autres cultures. Qu’est-ce qui vous a poussée à franchir le pas de l’international ? En 2009, le déclic est venu lorsqu’une opportunité s’est présentée : Sofitel recherchait des Françaises pour des postes d’assistante spa manager en Asie. À cette époque, j’étais formatrice spa à l’École Élégance Gontard à Nice. J’ai postulé et, quelques semaines plus tard, je m’envolais pour Manille, aux Philippines. Cela fait donc dix-sept ans que j’ai quitté la France. Mon expatriation a donc été à la fois une opportunité professionnelle et un projet personnel : l’envie de grandir, d’apprendre ailleurs, et construire une carrière internationale. 2 – Différences culturelles dans l’approche du spa Quelles sont les principales différences que vous avez observées entre la culture spa française et celle de votre pays d’accueil ? J’ai commencé ma carrière internationale aux Philippines, puis j’ai travaillé au Cambodge, au Maroc, en Malaisie, en Polynésie française, au Canada, et aujourd’hui aux États-Unis. Avec le temps, j’ai réalisé qu’il n’existe pas une seule culture du spa, mais autant d’approches du bien-être qu’il existe de pays. Certaines sont profondément ancrées dans des traditions familiales et ancestrales, d’autres s’inscrivent davantage dans une vision plus occidentale, orientée performance et résultats. Aux Philippines, par exemple, le soin ancestral de référence est le Hilot. Il s’agit d’un soin traditionnel réalisé avec de l’huile de coco, parfois associé à des feuilles de bananier chauffées, et porté par une dimension énergétique et même «guérisseuse». Le toucher est au centre et le praticien très intuitif. Le soin vise avant tout à rééquilibrer le corps dans sa globalité, bien au-delà de l’aspect esthétique. Au Maroc, la culture du bien-être s’articule autour du hammam, un rituel à la fois social et culturel. Il combine purification et convivialité à travers la vapeur, le savon noir, le gommage au kessa et l’utilisation du ghassoul. Selon les lieux, ce rituel peut être vécu de manière très traditionnelle ou dans un cadre luxueux, mais il conserve toujours cette notion de partage et de transmission. En Polynésie française, les soins prennent tout leur sens à travers le lien à la nature et aux traditions locales. Les rituels valorisent des ingrédients emblématiques comme le monoï, obtenu par la macération de fleurs de tiaré dans de l’huile de coco, ainsi que des massages traditionnels, tels que le taurumi. Ces pratiques reconnectent le corps à son environnement, au lagon, aux plantes, aux éléments, et à une mémoire presque familiale du bien-être. Aux États-Unis, le rapport des clients au bien-être et aux soins varie selon les États et les cultures locales. De manière générale, le bien-être est profondément ancré dans une recherche quotidienne de mieux-vivre, de prévention et de longévité. Vous êtes aux Etats-Unis, comment les clients locaux appréhendent-ils le bien-être et les soins ? Pour beaucoup de clients américains, le wellness ne se limite pas à un moment ponctuel de détente : il fait partie intégrante de leur mode de vie. Les consommateurs américains investissent davantage que dans la majorité des autres pays dans leur bien-être. Ils sont prêts à dépenser des montants élevés pour des expériences personnalisées, des soins soutenus par la technologie, des compléments alimentaires et des approches orientées vers la santé préventive. Le fitness, la nutrition, la récupération ou encore l’optimisation de la performance font souvent partie de leur identité personnelle. Le wellness est perçu comme un investissement quotidien, au même titre que d’autres priorités de vie. 3 – Exigences clientèle et service Comment décririez-vous les attentes et les exigences des clientes dans votre pays d’accueil par rapport à la clientèle française ? Pour moi, ce qui reste non négociable dans le luxe, quelle que soit la culture, ce sont des bases très simples : l’anticipation du service, le sourire, la personnalisation, la propreté et la qualité du soin. Ensuite, tout est une question de compréhension des codes culturels et d’adaptation, sans jamais perdre ces fondamentaux. Aux États-Unis, les clients savent très clairement ce qu’ils veulent et comment ils souhaitent le recevoir. Ils expriment leurs attentes de manière directe. Si quelque chose ne va pas, ils le disent. Quand tout se passe bien, ils le montrent aussi, souvent de façon très enthousiaste. En France, l’exigence est tout aussi forte, mais plus silencieuse. Les clients sont très attentifs aux détails, au geste, au savoir-faire et au savoir-être, parfois sans le formuler. La discrétion, la posture et la subtilité du service sont des marqueurs essentiels de qualité. 4 – Équilibre vie pro/perso Comment vivez-vous l’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle dans votre pays d’accueil ? Je me suis toujours promis de pouvoir concilier carrière et vie de famille. Ce n’est pas simple tous les jours, mais j’y suis parvenue. Est-ce que mon équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle est parfait ? Pas vraiment, mais l’équilibre évolue selon nos lieux de vie. Pour réussir à évoluer à l’international, et plus particulièrement dans l’hôtellerie de luxe en étant parent, il est essentiel d’avoir un partenaire de vie qui accepte ce rythme. Les longues journées, les week-ends travaillés et les déménagements font partie du parcours. Mon mari travaille lui aussi au Four Seasons. Il connaît donc très bien ces contraintes. Nous avons appris à nous adapter, à respecter nos rythmes respectifs et à nous soutenir. Nous avons deux enfants de dix ans et six ans. Ils sont au cœur de nos décisions. Cet équilibre n’est jamais figé et vacille parfois mais il se construit avec le temps, beaucoup d’organisation et de compromis. 5 – Management interculturel Comment managez-vous une équipe multiculturelle ? Manager une équipe multiculturelle, c’est avant tout accepter que, comme dans l’univers du spa, chaque pays et chaque équipe fonctionne avec ses propres codes, ses habitudes et sa manière de communiquer. Il n’existe pas de modèle unique. Mon leadership a dû évoluer en fonction du contexte humain, culturel et opérationnel dans lequel je me trouvais. Lorsqu’un manager arrive de l’étranger avec une vision différente ou des standards internationaux, il est normal que certaines équipes soient sceptiques. L’important est de ne pas le prendre personnellement, mais d’observer, d’écouter et de chercher comment transformer cette résistance en une dynamique positive. Mon management a dû évoluer en fonction du contexte humain, culturel et opérationnel Quels ont été vos plus grands défis en termes de communication, de codes de travail et d’attentes professionnelles ? Je me souviens très bien de mon arrivée aux Philippines. Mon anglais était correct, mais je manquais de fluidité et de confiance à l’oral. Une réceptionniste me parlait volontairement très vite, me posant beaucoup de questions, presque pour me tester et me déstabiliser. Après lui avoir demandé de ralentir un peu nos conversations, il m’aura quand même fallu quelques semaines pour m’habituer à la langue, à l’accent et au rythme des échanges. Manager à l’international, c’est aussi accepter que les règles ne soient pas les mêmes partout. Les pratiques de recrutement et la réglementation du travail sont les premiers sujets que j’aborde avec les équipes RH lorsque j’arrive dans un nouveau pays. Cela me permet de gérer mon équipe au mieux dès mon arrivée. En France, nous avons la chance de disposer de formations solides dans l’hôtellerie de luxe, l’esthétique et le spa. Ce n’est pas le cas partout. Mon rôle a souvent été de transmettre ce savoir-faire et ce savoir-être avec humilité, sans jugement, afin d’aider les équipes à grandir. Les attentes professionnelles restent finalement les mêmes partout dans le monde, mais elles s’expriment différemment selon les cultures. Ce qui me touche le plus aujourd’hui, c’est d’avoir pu contribuer à l’évolution d’anciens membres de mes équipes. Je garde encore contact avec certains thérapeutes ou réceptionnistes qui occupent désormais des postes de management. Je suis très fière d’eux. 6 – Standards et Protocoles Avez-vous importé des méthodes de travail ou des standards français dans votre spa actuel ? J’ai conservé cette culture du détail et de la qualité : le sens du protocole, la cohérence du parcours client, l’importance de l’accueil et de l’expérience globale. Ce sont des fondamentaux pour moi, et ils structurent naturellement la façon dont je travaille. Mon environnement actuel m’a appris à oser davantage et à faire davantage confiance aux équipes, en leur donnant plus d’autonomie. J’ai adopté une approche beaucoup plus orientée résultats, avec des objectifs clairs et mesurables. Par exemple, aux États-Unis, il est tout à fait normal d’ajuster les prix des soins en fonction de la demande, comme on le ferait pour une nuit d’hôtel ou un billet d’avion. Augmenter les tarifs quand la demande est plus forte fait partie d’une logique business saine. Cela peut s’appliquer à certaines périodes de l’année, aux week-ends, aux jours fériés, ou même à des créneaux horaires particulièrement demandés. Enfin, j’ai aussi appris à donner beaucoup plus de valeur aux petites et grandes réussites plus souvent et de manière plus personnalisée. Ce sont parfois des choses simples, mais elles ont un impact énorme sur l’engagement et la motivation des équipes. 7 – Produits, marques et tendances locales Quelles sont les marques cosmétiques et les tendances spa dominantes dans votre région ? L’enjeu n’est pas de suivre toutes les tendances, mais de répondre aux attentes réelles des clients. La longévité est l’une des grandes tendances actuelles. Personnellement, je préfère parler de mieux vivre. Nous ne pouvons pas nécessairement ajouter des années à la vie, mais certains soins, produits et technologies, peuvent clairement nous aider à nous sentir mieux au quotidien, et plus longtemps. Le sommeil en est l’un des piliers essentiels. Beaucoup de personnes dorment mal et récupèrent peu. Le marché autour de ce sujet est donc immense. Certaines marques adoptent une approche très technologique, comme Eight Sleep, avec des systèmes intelligents qui personnalisent le confort du matelas. D’autres proposent des solutions plus simples pour améliorer la qualité du sommeil. L’un des exemples les plus surprenants reste le mouth tape, ou «scotch de bouche». Il favorise la respiration nasale, améliore l’oxygénation et peut rendre le sommeil plus réparateur. Les technologies wellness prennent également une place de plus en plus importante. Je pense notamment à Ammortal, qui a développé l’Ammortal Chamber pour optimiser la performance humaine grâce à la photobiomodulation, au PEMF et à l’hydrogène. Le développement de pods bien-être comme ceux d’OpenSeed dans les grandes entreprises montre aussi à quel point le bien-être au travail est devenu une vraie priorité. Dans cette logique de mieux vivre, nous avons choisi de nous concentrer sur trois besoins clés : la gestion du stress, un meilleur sommeil et l’augmentation du niveau d’énergie. C’est dans cet esprit de mieux vivre que, pour l’ouverture de notre nouvelle salle de soins wellness, nous lançons un concept appelé High Vitality, structuré autour de trois axes : Rest, Reset et Rise. Chaque pilier répond à un besoin précis (la gestion du stress, un meilleur sommeil et l’augmentation du niveau d’énergie). Les services proposés sont pensés selon les objectifs bien-être, en combinant technologies, pratiques holistiques et soins plus traditionnels. Parmi eux, un soin associant reiki et thérapie par le son, de la respiration somatique, un massage utilisant une nouvelle technologie de pierres chaudes (Elo Stones), des infusions intraveineuses, du drainage lymphatique ou encore un rituel de sommeil. Aujourd’hui, les clients attendent bien plus qu’une simple carte de massages. La proposition de service doit être claire, personnalisée et apporter quelque chose de concret. Il est essentiel de penser l’offre en fonction des résultats recherchés et de créer une expérience à réelle valeur ajoutée. 8 – Défis opérationnels et réglementaires Quels ont été les obstacles administratifs, légaux ou opérationnels les plus surprenants dans la gestion d’un spa à l’étranger ? Gérer un spa à l’étranger, c’est accepter de faire face à des réalités très différentes d’un pays à l’autre. Chaque pays a ses propres règles, ses habitudes et sa manière de fonctionner. Il faut apprendre à composer avec ces différences. Les écarts les plus marquants concernent souvent la formation, les diplômes et la façon dont le métier de praticien spa est perçu. Dans certains pays, le spa reste très éloigné du monde médical. Dans d’autres, il est beaucoup plus encadré et reconnu. Le Canada (Québec) en est un bon exemple. Les praticiennes y sont appelées massothérapeutes. Elles se situent à mi-chemin entre une praticienne spa et un kinésithérapeute. Leur formation en anatomie et en physiologie est très poussée, proche du médical et du paramédical. Les massages peuvent faire l’objet de reçus d’assurance, car ils sont souvent couverts par les assurances complémentaires proposées par les entreprises. Le massage est alors perçu comme un acte de santé, autant qu’un moment de bien-être. J’avais personnellement environ $1000 à utiliser en massage. C’est un bel avantage. Peut-être qu’on pourra voir cela en France un jour. Cela peut tellement jouer sur la santé mentale ! Aux États-Unis, en Pennsylvanie, les massage therapists doivent détenir une licence officielle, renouvelable tous les deux ans. Pour la conserver, ils sont tenus de suivre un certain nombre d’heures de formation continue, afin de se perfectionner ou d’apprendre de nouvelles techniques. Sans cela, la licence n’est pas renouvelée et ils ne peuvent plus exercer. C’est un bon moyen de maintenir des équipes engagées et en constante évolution. Dans d’autres pays, notamment en Asie ou en Afrique du Nord, les cadres sont très différents, aussi bien sur le plan réglementaire que culturel. Les exigences en matière de diplômes, de contrats ou de responsabilités professionnelles, varient énormément. Il faut parfois composer avec des réalités légales surprenantes pour un regard occidental. Tout cela demande beaucoup d’ouverture, d’adaptabilité et d’humilité. Il est essentiel de comprendre les règles locales et de travailler en étroite collaboration avec les ressources humaines. Cela permet de mieux comprendre les équipes et de les accompagner de la bonne manière. Manager un spa à l’international, c’est accepter que les standards français ne soient pas toujours applicables tels quels. C’est apprendre à créer un pont entre les exigences locales et les standards de qualité attendus dans l’hôtellerie de luxe. Lorsqu’on trouve cet équilibre, ces différences deviennent une vraie richesse et une source d’apprentissage permanent. Manager un spa à l’international, c’est accepter que les standards français ne soient pas toujours applicables tels quels 9 – Apports professionnels de l’expatriation Comment se comparent les conditions de travail et les rémunérations des spa managers entre la France et votre pays d’accueil ? L’expatriation peut être financièrement très intéressante pour un spa manager, surtout dans certains pays ou dans les resorts. Les conditions de travail et les rémunérations sont souvent bien plus attractives qu’en France, notamment lorsque le logement est pris en charge par l’employeur. Les avantages en nature, le salaire et parfois les bonus, permettent d’avoir un réel gain financier. Cela dit, il est important de garder une vision globale. Dans de nombreux pays, les systèmes de protection sociale sont très différents de ceux de la France, et la retraite n’est souvent pas prévue ou structurée de la même manière. Il faut donc être prévoyant et anticiper sur le long terme. L’expatriation peut être valorisante financièrement, à condition d’être bien informée, de comparer l’ensemble du package et de penser au-delà du salaire immédiat. Qu’est-ce que cette expérience internationale vous a apporté professionnellement ? Mon départ de France, il y a dix-sept ans, a profondément changé ma vie. Cette expérience internationale m’a tout apporté. Elle m’a appris à voir plus large, à prendre du recul et à gagner en maturité. Elle m’a surtout appris à m’adapter, quelle que soit la situation. Dans le spa management, cette capacité d’adaptation est essentielle. Chaque pays, chaque équipe et chaque client fonctionnent différemment. Professionnellement, cela a transformé ma façon de manager un spa. J’ai appris à écouter davantage, à observer avant d’agir et à ne jamais appliquer un modèle unique. J’ai développé une approche plus humaine, plus souple, mais aussi plus structurée, capable de s’adapter aux réalités locales tout en maintenant des standards élevés. Cette ouverture internationale m’a permis de renforcer mes compétences en leadership, en gestion d’équipe multiculturelle et en création de concepts spa adaptés à des clientèles très différentes. Comment avez-vous construit votre réseau professionnel sur place ? Localement, il est important d’aller à la rencontre des autres spas, de visiter les établissements autour de soi et d’échanger avec ses homologues. Cela permet de mieux comprendre le marché, de partager les bonnes pratiques et de créer des relations durables. J’ai aussi la chance de travailler pour un groupe international qui facilite beaucoup les contacts et les connexions entre professionnels. Les plateformes comme LinkedIn jouent un rôle important. Elles permettent de rester connectée, d’échanger avec des spécialistes, des marques, des consultants et des experts du spa et du bien-être à travers le monde. Il existe aussi des organisations comme Live Love Spa, We Work Well ou The Spa Peeps, qui organisent régulièrement des rencontres entre professionnels du spa et du wellness. Chacune le fait à sa manière, mais l’objectif est le même : créer du lien, augmenter les connaissances, partager les expériences et développer un réseau solide et bienveillant. Enfin, le Congrès International Esthétique & Spa reste un rendez-vous incontournable. C’est l’occasion de découvrir des marques émergentes, capter les nouvelles tendances, rencontrer les acteurs clés du secteur, et se reconnecter avec la communauté internationale du spa et du bien-être. 10 – Conseils aux spa managers qui rêvent d’international Si vous deviez donner trois conseils essentiels à une spa manager française qui envisage de s’expatrier, quels seraient-ils ? Si l’envie de partir à l’étranger se fait sentir, je dirais simplement : foncez ! L’expatriation est une expérience forte, qui peut déstabiliser, mais toujours profondément enrichissante. Elle apporte énormément, autant sur le plan professionnel que personnel. Voici mes trois conseils : • L’ouverture d’esprit Il faut accepter que tout soit différent : les façons de travailler, de communiquer, de manager. Les points de vue ne seront pas les mêmes que les vôtres. Cela ne veut pas dire qu’ils sont meilleurs ou moins bons, simplement différents. L’essentiel est d’apprendre à aligner votre vision pour mieux vous faire comprendre et avancer ensemble. • L’adaptabilité Souvent, rien ne se déroule exactement comme prévu. Il faut savoir être créative, trouver des solutions et rebondir face aux imprévus. Cela vaut autant pour le travail que pour la vie quotidienne. Cette capacité à vous ajuster en permanence est essentielle. • L’humilité Arriver dans un nouveau pays demande d’observer, d’écouter et de comprendre avant de vouloir imposer vos standards. C’est en respectant les cultures locales que vous gagnerez la confiance des équipes, et que vous pourrez ensuite partager votre expertise de manière juste. Pour réussir dans le spa management à l’international, d’autres qualités sont aussi indispensables : la curiosité, l’écoute, la patience. Vous pouvez très bien réussir une belle carrière en restant en France. Mais pour toutes les spa managers qui en ont l’envie et l’opportunité, l’international est une expérience profondément transformatrice, qui marque durablement une vie. À l’international, les conditions de travail et les rémunérations sont souvent bien plus attractives qu’en France