Le rôle du C.N.E.Th

Le C.N.E.Th (Conseil National des Établissements Thermaux) s’applique à faire découvrir les bienfaits de la médecine thermale.

L’ACTIVITÉ THERMALE TOUJOURS EN PROGRESSION

En 2017, la hausse de la fréquentation des stations thermales françaises se poursuit et reste en bonne progression (Rappel : 587 000 curistes médicalisés en 2016). Le dynamisme de la filière thermale a permis de créer 900 emplois par an ces trois dernières années.
Les médecins portent aujourd’hui un regard plus positif sur le thermalisme, du fait notamment des résultats encourageants de la recherche thermale et de la campagne de communication «La médecine thermale, efficace pour longtemps».

LA MÉDECINE THERMALE

Le 8 novembre dernier, le CNETh a signé avec l’UNCAM (Union Nationale des Caisses d’Assurance Maladie) la convention nationale thermale qui organise les relations entre l’Assurance Maladie et les Établissements thermaux, jusqu’en 2022.

Deux points clés de cette négociation sont à souligner.
– La prise en charge pour la première fois de deux programmes dans le domaine de la prévention : le sevrage des psychotropes et le programme post-cancer du sein proposé aux femmes en rémission complète. Le financement de ces deux programmes sera pris en charge à 50% et les soins thermaux délivrés dans ce cadre le seront au prorata de la durée du séjour. Il s’agit d’une avancée considérable qui prouve l’intérêt de la médecine thermale dans le domaine de la prévention.
– La mise en place d’une Charte du Curiste qui définira ses droits, mais aussi ses obligations et devoirs, complétée par une enquête de satisfaction annuelle désormais réalisée auprès des établissements thermaux.

La médecine thermale contribue à la prise en charge des affections chroniques, des addictions et peut accompagner le vieillissement.
La crénothérapie, ou soin par l’eau de source thermale, est un élément complémentaire de l’éventail des propositions thérapeutiques, au même titre que la pharmacie ou la chirurgie.
La spécificité de la cure tient à son impact global sur la santé des malades. Elle a aussi des effets spécifiques liés aux mécanismes d’action des produits thermo-minéraux. Ces effets sont en rapport avec leur constitution physico-chimique. Ils aboutissent à une stimulation de divers systèmes de l’organisme : notamment système de contrôle de la douleur, système anti-oxydatif, anti-stress, anti-inflammatoire, immuno-modulateur, métabolismes…

Par ailleurs, le séjour thermal favorise la démarche ré-éducative et éducative, participe au maintien du lien social. La médecine thermale le plus souvent contribue à améliorer les capacités fonctionnelles et la qualité de vie des malades porteurs d’affections chroniques incapacitantes et contribue à stabiliser les affections. Dans le cadre des troubles métaboliques, c’est sur la dimension de prévention de la morbi-mortalité qu’agit également la médecine thermale.

Les cures sont indiquées pour des maladies chroniques, face à des échecs, refus ou contre-indications thérapeutiques, en accompagnement d’un traitement classique ou en prévention de complications.

LE THERMALISME FRANÇAIS EN QUELQUES CHIFFRES

– 90 stations thermales sont en activité sur le territoire français. 110 établissements thermaux.
– 770 sources en France, soit 20% du capital thermal européen.
– 850 médecins thermaux exercent dans les stations thermales.
– Plus de 10 millions de journées de soins sont délivrées tous les ans par les établissements thermaux.
– 587 000 curistes ont séjourné en moyenne 18 jours dans les stations thermales françaises en 2016.
– 100 000 emplois directs, indirects ou induits dépendent du thermalisme.
– 1,100 milliard d’euros, c’est le volume d’activité généré chaque année par la filière thermale.
– 10 à 15% du chiffre d’affaires annuel des exploitants est réinvesti.
– Ces dernières années, tous les établissements thermaux ont été rénovés et les stations thermales ont consenti d’importants investissements : 825 millions d’euros sont prévus d’ici 2021.
– Le PIB thermal représente plus de 520 millions d’euros dont 44% reviennent aux budgets publics au titre des prélèvements fiscaux et sociaux.
– Plus que jamais, le thermalisme est une source de richesse au service des territoires : 100 curistes supplémentaires génèrent en effet 6 emplois nouveaux.
– 71% des communes thermales ont moins de 5 000 habitants. Pour elles, souvent, l’activité thermale représente l’essentiel de leurs ressources.
– La part du thermalisme est seulement de 0,15 % des dépenses de l’Assurance Maladie.

Créé en 2002 à la suite de la fusion des syndicats professionnels, le C.N.E.Th (Conseil National des Établissements Thermaux) regroupe l’ensemble des établissements thermaux français. Sa vocation est de travailler, en concertation avec les pouvoirs publics, à l’amélioration et à une meilleure reconnaissance de la médecine thermale. Ses missions reposent sur la défense des intérêts des établissements thermaux auprès des différentes instances de l’État et de l’Assurance Maladie, sur la diffusion d’une information pédagogique pour faire connaître les atouts de cette médecine, tant auprès du grand public que de la communauté médicale, et également sur la mise en œuvre d’études pour évaluer scientifiquement le Service Médical Rendu (SMR) des cures.

www.medecinethermale.fr