Par Michèle de Lattre.

Depuis qu’elle est petite fille, Caroline Brousse a toujours passé ses vacances en famille à Fontarrabie, une petite ville au Pays Basque espagnol en face d’Hendaye. En 2013, elle achète une maison et la transforme en un merveilleux hôtel boutique spa !

ENFIN À FONTARRABIE POUR TOUJOURS

Après une belle carrière dans la banque, Caroline Brousse décide sa reconversion, achète une maison à Fontarrabie et se transforme en architecte, directrice de travaux, décoratrice, spa-entrepreneur… Elle chine, achète dans des ventes aux enchères le moindre objet, choisit les carrelages andalous, chaque tissu, chaque couleur, chaque matériau… de son futur boutique hôtel de charme, La Villa Magalean Hôtel & Spa****, composée de huit suites, un salon cheminée, un restaurant gastronomique et un exquis spa.

L'hôtel spa dont elle rêvait

LE PLUS PETIT SPA

C’est à Benoît Creus, Directeur de Verre & Quartz, qu’elle a demandé l’impossible : un sublime spa dans 70 m2 ! Il lui a fait du sur-mesure : un petit cocon avec sauna, hammam, table d’exfoliation chaude, douche expérience, combinant aromathérapie et luminothérapie, deux cabines de soin.

Le Spa Henriette est une merveille, un succès qui attire une belle clientèle, celle de l’hôtel et aussi de l’extérieur.
Jean-Louis et Nathalie Poiroux l’ont également beaucoup aidée de leurs précieux conseils. La marque aujourd’hui y a vraiment sa place avec ses protocoles issus de cultures ancestrales qui travaillent la respiration, la détente et la circulation des énergies, et satisfait pleinement ses clients. De même, que le « Cellu M6 » de LPG qui permet de fidéliser la clientèle locale.

LE SPA DE LA VILLA MAGALEAN VU PAR CAROLINE BROUSSE

Mon hôtel est un peu la résultante de ma passion pour Fontarrabie, un village du Pays Basque Espagnol, situé près d’Hendaye, où je suis venue régulièrement avec toute ma famille depuis les années 50. C’est ma grand-mère qui nous a transmis cette passion et cette envie de prendre racine à Fontarrabie. Et puis, il y a aussi mon goût d’entreprendre. Ainsi, le mix de ma passion pour Fontarrabie et mon envie d’entreprendre m’ont poussée à transformer une ancienne villa en hôtel ultra-moderne.

J’ai repéré cette villa en 2013, je l’ai acquise avec mon époux. Et nous avons étudié sa transformation en hôtel dans le respect de ce qu’était l’ancienne villa avec les codes architecturaux de l’époque. Ça a supposé un énorme travail avec l’architecte : s’adapter aux normes hôtelières très contraignantes, tout en gardant la facture de la villa. L’idée, c’était de faire une villa hôtel, une maison hôtel, avec son côté intimiste, mais dans des standards élevés. Tout a été construit dans des normes 5 étoiles. L’idée, c’était aussi de faire un hôtel du futur avec de nouvelles normes énergétiques et de nouveaux matériaux qui permettent de créer des lieux quasi passifs.

L'hôtel spa dont elle rêvait

Finalement, la villa a été entièrement démontée, on n’a gardé que la façade, les pierres ont toutes été déposées et on a tout reconstruit. Cette construction a démarré fin 2014 et s’est achevée en 2017. Nous avons ouvert l’Hôtel La Villa Magalean, en juin 2017.
Dès le début, nous avions prévu de créer un spa. Nous voulions vraiment faire une belle villa hôtel intimiste dans lequel les clients pourraient venir se lover et se faire choyer pendant quelques jours. Donc, il était indispensable qu’il y ait un spa. Ça a été une évidence dès le début.

Notre idée était vraiment de recréer le chemin ancestral rituel du spa avec la partie hammam à l’ancienne, la table d’exfoliation pour faire une exfoliation au savon noir, un sauna et aussi une douche à sensation, avec différentes forces, du froid, du chaud, de la luminothérapie et de l’aromathérapie.

L’idée était vraiment de créer ce chemin, que tous les anciens suivaient et de permettre ensuite de bénéficier de massages relaxants.
Ce spa est un adorable petit spa. C’est certainement l’un des plus petits spas d’hôtel. Il a été conçu avec Verre et Quartz qui est un spécialiste du spa sur-mesure et, sur les conseils de Cinq Mondes, qui nous a beaucoup accompagnés.

Certainement l’un des plus petits spas d’hôtel

Notre architecte voulait créer une promenade ancestrale. Et comme le spa favorise la relaxation et la recherche de bien-être, les cabines ont été créées pour pouvoir réaliser les massages Cinq Mondes, de la manière la plus optimale.

Je dirais que notre spa est tout à la fois, à la hauteur de ce qu’on peut attendre d’un spa, tout en étant lové au cœur d’une villa hôtel. C’est un peu comme à la maison mais avec le service d’un spa hôtelier.

UN SPA ADDICTIF

Je pense que lorsqu’un client a l’expérience d’une merveilleuse relaxation, d’une détente suprême, il y revient. Notre objectif, c’est de permettre à des clients très occupés qui travaillent, courent, habitent de grands centres urbains, à Paris, Londres, Madrid… d’arriver ici et, en peu de temps, d’obtenir une relaxation maximale. Je crois que quand on a goûté à ce plaisir, on veut recréer cette expérience régulièrement.

Notre objectif finalement c’est de la leur faire découvrir, de leur faire réaliser qu’en 50 minutes, ils peuvent vraiment obtenir un lâcher-prise extraordinaire : ça c’est addictif. Quand on aime, on revient !

LE CHOIX DE CINQ MONDES

J’ai créé tout l’hôtel sur la base de mes goûts, de mes propres expériences. Les choix que j’ai faits sont des choix personnels, sincères.
J’étais cliente de Cinq Mondes, je connaissais bien la marque, je l’appréciais, j’aime beaucoup son côté naturel, son histoire, la réinterprétation à l’européenne de ses rituels ancestraux qui viennent de différentes régions. Je trouvais que tout ceci résonnait particulièrement bien avec notre histoire du pays basque espagnol, qui est une région fortement ancrée dans ses traditions, extrêmement authentique, avec des gens qui ont une culture très forte, qui respire. Les Basques sont partis à la conquête du nouveau monde, ils ont rapporté énormément de choses. On le ressent ici, et je trouvais que Cinq Mondes était vraiment en résonance, et respire toutes ces expériences de différents pays. Je trouvais que c’était passionnant et très en lien avec le Pays Basque espagnol. C’était cohérent et ça m’a plu.

L'hôtel spa dont elle rêvait

J’ai fait le choix de travailler avec une seule marque justement pour cette question de cohérence, il n’y a pas une deuxième marque comme ça, elle est unique au monde, il n’y en a pas une deuxième qui pourrait me raconter la même chose.

LE CELLU M6 POUR ATTIRER LA CLIENTÈLE EXTÉRIEURE

En revanche, nous avons introduit LPG avec le « Cellu M6 » qui résonne bien avec Cinq Mondes et avec nous. Ce que nous aimons dans LPG, ce sont ses traitements naturels, le palper-rouler réveille la peau. La peau a la capacité à se régénérer donc on trouvait que dans le drainage lymphatique, il y a l’idée de la régénération, le corps a besoin de se revitaliser, de se régénérer.

Nous proposons les traitements LPG à des clients qui reviennent régulièrement. LPG nous a permis de conquérir une clientèle externe, régulière, fidèle, et puis elle permet à des clients qui font leurs traitements ailleurs de faire une cure éventuellement ici. LPG nous a surtout permis de développer une clientèle extérieure, ce qui était important. Le spa est fait pour les clients de l’hôtel mais il trouve son équilibre dans le fait qu’on développe une clientèle extérieure.

Le spa trouve son équilibre grâce à la clientèle extérieure

COMME ATTIRER LES CLIENTS DE L’HÔTEL DANS LE SPA ?

En plus de la carte de soins à la réception, dans l’ascenseur et en chambre, dès leur réservation, nous demandons à nos clients s’ils ont envie de faire des soins, tout comme nous leur demandons s’ils ont envie de dîner au restaurant. Ça nous permet aussi d’anticiper. Nous préférons interroger nos clients à l’avance, leur envoyer la carte des soins, les inciter à venir recevoir des traitements. Et aussi ça nous permet de prévenir le pire des problèmes : ne plus avoir de créneaux libres pour eux. Ce qui serait dramatique. Nous sommes un hôtel avec un spa, donc ça me paraît extrêmement important qu’un client qui a envie de se faire masser lors de son séjour puisse le faire. Il y a donc tout un travail d’anticipation.

LES PACKAGES

Nous proposons différents packages, des séjours d’une nuit, de deux nuits, de trois nuits qui comprennent l’hébergement, les soins et éventuellement des repas. Nous avons un package qui s’appelle Détox dans lequel nous proposons de mettre son corps au repos pendant trois jours à travers une gastronomie allégée, basée sur les légumes, des cuissons à la vapeur, au grill, qui sont des modes de cuisson simples.

L’idée, c’est de mettre l’organisme au repos et de profiter de ces deux-trois jours pour aller se régénérer aussi en faisant une balade au bord de la mer et en bénéficiant de nombreux traitements : exfoliation, méthodes de régénération, drainage…
Nous avons établi un menu qui permet réellement de favoriser une régénération totale.

COMMENT ATTIRER LES CLIENTS EXTÉRIEURS ?

Nous avons la chance, à Fontarrabie qui est une ville de 15 000 habitants, d’être le premier vrai spa, avec un circuit. Donc, nous avons suscité la curiosité immédiatement. Nous sommes devenus le spa qui s’offre, nous vendons beaucoup de bons cadeaux pour venir au spa, comprenant un circuit sensation et un massage. Ça a eu vraiment un succès immédiat. Cette prestation spa n’existait pas avant.
Nous en avons fait la promotion par des outils marketing assez classiques : publicité, flyers distribués dans les magasins, réseaux sociaux, invitations pour que les gens viennent tester. Ça a très bien marché.

Nous avons choisi de faire les soins LPG parce qu’il y a une demande ici pour tout ce qui est drainage lymphatique, palper-rouler, à la fois en anti-âge pour le visage mais aussi pour la réduction de volume, la suppression de la cellulite, ce sont des types de soins qui ont beaucoup interpelé la clientèle extérieure. Nous avons vraiment beaucoup de clients réguliers qui viennent pour le « Cellu M6 » de LPG.
Par contre, les soins Cinq Mondes sont massivement réalisés sur la clientèle de l’hôtel. La clientèle extérieure est plutôt sur les cadeaux massages Cinq Mondes et les programmes de LPG.

L'hôtel spa dont elle rêvait

Les cartes cadeaux comprennent généralement des massages de 50 minutes, 80 minutes. Et chaque massage corporel donne accès au circuit à sensations.

LE SECRET DE LA RENTABILITÉ D’UN SPA

Il est évident que la vente de produits est un facteur clef de la rentabilité du spa. Les massages sont l’occasion de montrer les produits, de les faire apprécier, de faire sentir les fragrances. Donc chaque massage se termine par une présentation des produits qui ont été utilisés pendant le massage, par exemple, le savon noir de beldi ou la crème de rassoul… Il n’est pas rare que cela se convertisse en vente de produits.

Mais il est certain qu’on vend normalement plus de produits Cinq Mondes sur un soin visage que sur un massage.
Nous surveillons tout, à la fois l’équilibre autour de nos clients hôtel et extérieurs. C’est important car lorsqu’on ferme l’hôtel pendant un mois, le spa ne tourne que sur la clientèle extérieure.

On ne ferme jamais le spa notamment à cause des programmes LPG. Sinon on casserait la fidélité. La clientèle externe est importante pour stabiliser le spa. Après, nous essayons de convertir un traitement en vente de produit. Nous surveillons vraiment plusieurs critères.

L’ÉVOLUTION DU SPA

Nous aimerions nous positionner sur l’anti-âge et l’amaigrissement, deux thèmes importants. Nous restons à la pointe de tout ce qui se fait de naturel, car c’est notre crédo. Si nous décidons d’introduire de nouvelles techniques grâce au Village Spa du Congrès International d’Esthétique & Spa et grâce à Spa de Beauté, nous pouvons nous tenir au courant de ce qui existe, de ce qui se fait. Le spa évoluera en fonction des nouvelles tendances. Je crois que le spa va évoluer. Il représentait une prestation annexe, aujourd’hui il est en train de devenir une prestation cœur en hôtellerie. Les clients ne viennent pas seulement pour l’hébergement, ils ont besoin de nouvelles prestations. Ils ont besoin de vivre une expérience qui va les aider à décompresser. Je crois que mondialement nous avons tous aujourd’hui des vies extrêmement agitées, notamment dans des centres urbains où l’on court partout. Le fait de pouvoir, en deux jours, vraiment lâcher prise, se retrouver, se recentrer, est essentiel. Je pense que de plus en plus de personnes savent que grâce à un massage de 50 minutes, elles peuvent vraiment se déconnecter, et ça n’a pas de prix aujourd’hui dans la société dans laquelle nous vivons.

Le spa n’est plus une prestation annexe, il est devenu central

CONSEIL AUX EXPLOITANTS DE SPA

Je n’ai pas suffisamment d’expérience pour donner des conseils aux exploitants de spa. En revanche, je peux faire un retour d’expérience. Ça vaut vraiment la peine de faire un spa dans un hôtel. Pour nous, c’était indispensable dans la définition du produit. Mais nous avons été très heureux de constater que ça marchait immédiatement. Nos clients avaient besoin de repos, de lâcher-prise, et même s’ils vont en excursion toute la journée dans le Pays Basque et bien, le matin, ils démarrent par un massage ou bien, le soir, ils rentrent fatigués et font un massage. On sent que c’est nécessaire. Ça leur permet de se mettre dans un état de relaxation, après, ils vont dîner au restaurant, c’est merveilleux. Nous avons été très heureux du répondant de nos clients pour notre spa. Donc, c’est ma recommandation : n’ayez pas peur, allez-y !

Jamais un client ne s’est plaint de la taille de notre spa

Ma deuxième expérience est que nous sommes une petite villa boutique hôtel haut de gamme de 8 chambres et suites et nous avons créé avec Cinq Mondes et Verre & Quartz un tout petit spa. Ce que je veux dire, c’est que jamais un client n’est venu nous dire qu’il était trop petit. C’est intéressant pour tous les hôteliers qui se poseraient la question.

LE SPA DE LA VILLA MAGALEAN VU PAR BENOÎT CREUS

Caroline Brousse nous connaissait de réputation et nous a contactés car elle savait que nous faisions des choses un peu atypiques dans le milieu du spa.
Au départ, il n’y avait rien, même pas d’hôtel, rien du tout. Donc, nous sommes partis d’une feuille blanche et nous avons décidé avec le temps. Ce genre d’opération prend toujours des mois, car il y a des allers-retours fréquents.
Personnellement, je suis allé sur place, j’ai vu le terrain (à l’époque, c’était encore un terrain), il y avait un trou, les murs n’étaient même pas construits. Et à partir de là, nous avons décidé quelles surfaces on allait pouvoir nous allouer pour le spa.
Et à partir du moment où nous avons défini les surfaces allouées, c’est-à-dire 70 m2, nous avons étudié toute la programmation du spa.

L'hôtel spa dont elle rêvait

UN TRAVAIL TRÈS LONG

Je me souviens très bien que nous avons longuement parlé des espaces pieds sales/pieds propres. Nous avons fait tout un cheminement cohérent malgré la petite surface. Après, nous nous sommes rapprochés des architectes de Caroline Brousse. Ses architectes ne connaissaient rien au spa, par contre, ils connaissaient très bien le bâtiment. Donc, ils nous ont dit où nous pouvions mettre une porte, où on ne pouvait pas car il y avait des murs porteurs… Ça marche toujours comme ça. Nous faisons les programmations, nous apportons plusieurs propositions au client. Si ça lui convient, nous travaillons avec son architecte.

Chez Verre & Quartz, nous sommes des ingénieurs spécialisés dans la technique. Nous faisons en sorte que tout fonctionne bien. C’est toujours un problème pour loger surtout dans des petites surfaces, les locaux techniques où mettre les machines, les générateurs de vapeur, le système pour la table de gommage… Donc, la problématique –c’est toujours la pierre angulaire- il faut loger, dans un petit espace, non seulement des appareils qui tiennent compte des souhaits du client, mais aussi de l’hôtel. La Villa Magalean est un petit hôtel luxueux de 8 suites avec un spa ouvert à l’extérieur.

Pour nous, c’était compliqué car nous avons été obligés de penser les entrées pour les clients de l’hôtel qui viennent en peignoir et ceux qui viennent de l’extérieur et qui doivent passer au vestiaire. C’est ce qu’on appelle les programmations. Donc, ici, il y en a deux : la programmation intérieure à l’hôtel et la programmation extérieure, les deux devant se rejoindre dans un petit espace.

Nous avons décliné les activités en fonction de ce que Caroline Brousse voulait faire et dans un souci de rentabilité, car au bout du compte on ne fait pas un spa que pour se faire plaisir. Il faut trouver les salles de soins qui vont bien, le gommage qui va bien. Et, à partir du moment où nous avons réalisé la programmation sur le papier, que nous étions d’accord, et que ça lui convenait, il y a eu plusieurs allers-retours. Un spa ne se décide pas d’un coup, ça prend des mois. Après, il a fallu nous mettre en contact avec les architectes qui ont fait leurs objections : le local technique n’est pas prévu, on ne peut pas car l’eau est à un autre endroit, les évacuations ne vont pas à cet endroit, là il y a une fenêtre, donc on ne peut pas mettre une chaudière au-dessus d’une fenêtre… On a renvoyé notre copie en fonction des contraintes sur place avec les architectes.

L'hôtel spa dont elle rêvait

Donc, on avance mais parfois on est obligé de tout modifier. Ainsi, nous savions que dans 70 m2, on pouvait, par exemple, mettre deux salles de soins, un vestiaire, un local technique, une table de gommage, un hammam… Dans le spa de la Villa Magalean, nous avons beaucoup fait tourner l’espace de circulation. Nous n’arrivions pas à faire une circulation fluide et intelligente dans un si petit espace. Ça nous a pris beaucoup de temps, notamment avec la contrainte pieds sales/pieds propres. Il ne fallait pas mélanger les clientèles. C’était très très compliqué.

Au final, nous sommes tombés d’accord avec les architectes décorateurs. Ce sont les décorateurs qui décident si ils veulent ou non mettre de la mosaïque ou des carreaux grand format dans un hammam. Si à l’intérieur de celui-ci on met des banquettes arrondies, évidemment il n’est pas possible d’avoir de grands carreaux. Pas de grands carreaux sur une banquette arrondie, ça ne se fait pas, donc c’est la mosaïque qui a été choisie.

Les architectes étaient très à l’écoute, ce n’est pas toujours le cas

Nous avons beaucoup discuté avec Caroline Brousse et ses deux architectes espagnols. Ils étaient très à l’écoute, on a eu de la chance car ce n’est pas toujours le cas, et nous avons pu bien avancer avec eux. Par exemple, nous avons décidé de faire des niches dans le hammam et un ciel étoilé (c’est de la décoration, pas de l’architecture). Résultat : le hammam est magnifique. Dans une équipe, chacun expose ses contraintes techniques : les ventilations, les arrivées d’eau, les puissances électriques… Ces contraintes techniques peuvent modifier beaucoup de choses. Il faut alors encore revoir notre copie. Un spa est un travail très long. Le chantier de Caroline Brousse a pris un an.

GRAND SPA OU PETIT SPA ?

Le spa est essentiellement une affaire d’homme et de femme. Donc, s’il y a une bonne gestion, si tout est bien planifié, ça marche. Il est évident que si vous avez sept cabines, vous rentrerez plus de cash, vous ferez plus de chiffre d’affaires qu’avec une seule cabine. Mais est-ce que vous êtes dans un emplacement où vous avez la clientèle pour sept cabines ?

VERRE & QUARTZ, SPÉCIALISÉ DANS LE SUR-MESURE

Nous essayons toujours de faire des spas qui sont des réussites, sinon on ne les faits pas. Nous sommes souvent contactés pour des projets qui ne nous intéressent pas. Avoir un coin, mettre une baignoire et appeler ça un spa, non, nous ne le faisons pas. Nous, nous sommes complètement spécialisés dans le sur-mesure, nous sommes un couteau suisse ! Nous avons des chantiers de folie, parfois même pour des particuliers. Nous sommes partout au centimètre près, tout est calepiné, les carrelages sont dessinés au centimètre… Nous nous sommes complètement spécialisés dans ce type de projets : des spas tout petits, des spas très grands, par exemple, le spa de l’Hôtel Hyatt à Chantilly, l’Éco-Centre à Rueil Malmaison, magnifique avec de nombreux saunas et hammams, le spa de l’Hôtel d’Aubusson, celui de l’Hôtel des Ambassadeurs de Hollande dans des caves voûtées. Nous avons fait beaucoup de spas dans des caves voûtées magnifiques, avec des saunas et des hammams qui sont vraiment au cordeau. Avant tout, un spa pour qu’il marche, quelle que soit sa taille, il faut que le client ait envie d’y aller, qu’il soit accueillant. Donc, nous travaillons avec les éclairagistes, les bureaux d’études. Il faut vraiment tout étudier.

CONCLUSION

Aujourd’hui qu’est-ce qui fait qu’un spa marche ? Il faut que le client ait l’impression waouh et que ce qu’il va trouver, il ne le trouvera pas chez le voisin !

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